Avis
Lépin-le-Lac : pour sécuriser la RD 921d
Localisation de la contribution
73610 Lépin-le-Lac, France
Contribution
Le tracé proposé sur ce tronçon ne prend pas suffisamment en compte la réalité du territoire, des usages et de la topographie locale.
La solution la plus pérenne, la plus qualitative et la plus consensuelle serait d'aménager la RD 921d sur 3 km depuis Le Gué-des-Planches jusqu'à Lépin Chef-lieu afin de sécuriser la traversée de la commune pour tous les usagers non motorisés, et pour favoriser l'économie locale. De plus, cette amélioration s'inscrirait dans une continuité logique avec ce qui a déjà été réalisé à Saint-Alban-de-Montbel et à Novalaise. Réflexion ci-après...
[Remarque 1] Avec la proposition de réutiliser le tracé de la voie verte actuelle ("chemin de la plage") à partir du Gué-des-Planches, les usagers de la future véloroute ne visiteront jamais les commerces pratiques et multiples du centre-gare de Lépin-le-Lac, qui se trouvent de l'autre côté de la voie ferrée, que la véloroute ne prévoit pas de franchir. Seule la plage de Lépin-le-Lac tirera bénéfice de ce tracé, ce qui est insuffisant.
[Remarque 2] Dans cette logique de réutilisation de l'existant, permettant d'éviter l'aménagement/sécurisation d'une portion de la RD 921d, il a été opté pour le plus simple *sur une carte IGN* : transformer les chemins du Curtelet, une partie du Grand Pré et du Pomarin en voie partagée. Oui mais : la largeur est fortement limitée sur plus de 150m (3m) pour le croisement des usagers, sachant que c'est l'unique passage des voitures pour ces lieux-dits. Les Lépinois bénéficieraient toute l'année de cette jonction de 500m, à juste titre parce que la RD 921d est dangereuse à vélo et à pied. Mais sera-t-il possible de fermer cet accès au tourisme estival tout venant ? Evidemment non, or c'est cette surfréquentation qui générera des problèmes concrets, comme elle le fait déjà ailleurs sur le territoire du lac.
[Remarque 3] Le tronçon de la RD 921d entre le passage à niveau n°32 (sortie du chemin du Pomarin) et Lépin Chef-lieu sera considéré comme voirie partagée. Espérons qu'une vraie sécurisation de cette portion où les véhicules roulent vite sera envisagée, avec un élargissement de la chaussée, en tenant compte de la fréquentation locale familiale fortement augmentée en période estivale.
Puisque cette réalité est à prendre en compte sur cette portion, pourquoi ne pas appliquer cette sécurisation dès le pont du Gué-des-Planches ? Cela représente 1,5 km de route supplémentaire à sécuriser. Riverains et cyclotouristes seraient tous gagnants sur le long terme (avec une plus belle vue en prime), et il y aurait une continuité bienvenue avec ce qui a déjà été aménagé côté ouest du lac au fil des ans.
[Remarque 4] Par expérience, certains touristes estivaux sont peu scrupuleux (ils passent au-dessus des clôtures pour s'installer chez nous). Nous payons des impôts comme tout autre riverain du lac, pourquoi devrions-nous subir les incorrections de touristes irrespectueux de ce qu'on leur offre gratuitement (cf. état des plages en mai dernier), à nos frais qui plus est (impôts locaux qui vont augmenter avec les charges d'entretien incombant à la commune et à la CCLA) ? Veillons à ne pas regretter plus tard certaines solutions de facilité.
Mme Tonna, le Grand Pré